
Un mot sur les municipales de 2026
Descriptif des élections municipales en France en 2026
Les élections municipales en France, qui se tiendront en mars 2026, sont un scrutin majeur pour la démocratie locale. Elles permettent d’élire les conseillers municipaux pour un mandat de six ans, chargés de gérer les affaires communales (urbanisme, éducation, culture, etc.). Ces élections sont également communautaires, car les conseillers municipaux désignent les représentants aux intercommunalités. En 2026, plusieurs nouveautés s’appliquent, notamment une généralisation du scrutin de liste paritaire pour les petites communes et une réforme spécifique pour Paris, Lyon et Marseille (villes dites « PLM »). Voici un descriptif complet basé sur les informations officielles disponibles au 4 janvier 2026.
Dates des élections
Les élections municipales et communautaires auront lieu les dimanches 15 et 22 mars 2026.
- Le premier tour se tiendra le 15 mars.
- Le second tour, si nécessaire (dans les communes où aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour), aura lieu le 22 mars. Ces dates ont été fixées par décret du ministère de l’Intérieur, conformément au calendrier électoral standard pour les municipales (tous les six ans, après les élections de 2020).
Nombre de communes concernées
La France compte 34 875 communes au 1er janvier 2025 (données de la Direction générale des collectivités locales – DGCL), et ce chiffre devrait être similaire en 2026, malgré quelques fusions ou créations de communes nouvelles. Toutes les communes, de la plus petite (moins de 100 habitants) à la plus grande (comme Paris, avec plus de 2 millions d’habitants), sont concernées par ce scrutin.
Nombre de conseillers municipaux élus
Environ 500 000 conseillers municipaux seront élus au total lors de ces élections. Ce nombre varie selon la taille des communes :
- Communes de moins de 100 habitants : 7 conseillers.
- Communes de 100 à 499 habitants : 11 conseillers.
- Et ainsi de suite, jusqu’aux grandes villes comme Paris (163 conseillers municipaux), Lyon (73) ou Marseille (101). Ce chiffre global est stable par rapport aux élections précédentes, bien que légèrement ajusté par les évolutions démographiques et les réformes territoriales.
Mode de scrutin général
Le mode de scrutin pour les élections municipales varie selon la taille de la commune, avec une nouveauté majeure pour 2026 introduite par la loi du 21 mai 2025 : la généralisation du scrutin de liste paritaire aux communes de moins de 1 000 habitants (auparavant, c’était un scrutin majoritaire plurinominal).
- Pour les communes de moins de 1 000 habitants (environ 25 000 communes) :
- Nouveau mode : Scrutin de liste paritaire (alternance homme-femme obligatoire), à deux tours, avec possibilité de panachage (les électeurs peuvent modifier les listes). Au premier tour, les candidats obtenant la majorité absolue sont élus ; un second tour est organisé pour les sièges restants si nécessaire. Cela harmonise le scrutin avec les communes plus grandes et favorise la parité (précédemment, les femmes étaient sous-représentées dans ces petites communes).
- Pour les communes de 1 000 habitants et plus (environ 10 000 communes) :
- Scrutin proportionnel de liste à deux tours, avec prime majoritaire (la liste arrivée en tête au second tour obtient la moitié des sièges, le reste étant réparti proportionnellement). Les listes doivent être paritaires (alternance stricte homme-femme). Au premier tour, une liste obtenant plus de 50 % des voix remporte tous les sièges ; sinon, un second tour oppose les listes ayant obtenu au moins 10 % des voix.
Focus sur le mode de scrutin de Paris, Lyon et Marseille (villes "PLM")
Ce mode de scrutin assure une représentation démocratique tout en favorisant la stabilité des majorités locales.
Paris, Lyon et Marseille (PLM) ont un statut particulier en raison de leur taille et de leur organisation en arrondissements. Une réforme majeure a été adoptée par la loi du 11 août 2025, modifiant le mode de scrutin pour ces villes à partir des élections de 2026. Cette loi vise à renforcer la démocratie locale en permettant une élection plus directe des conseillers municipaux, tout en maintenant une représentation par arrondissement.
Ancien mode de scrutin (jusqu’aux élections de 2020) :
- Élection par arrondissement uniquement : Les électeurs votaient pour des listes d’arrondissement, qui élisaient les conseillers d’arrondissement. Ces derniers désignaient ensuite les conseillers municipaux (et métropolitains pour Lyon et Marseille). Le maire de la ville était élu par le conseil municipal, composé des conseillers issus des arrondissements.
- Prime majoritaire par arrondissement : La liste arrivée en tête dans un arrondissement obtenait la moitié des sièges plus un, le reste étant proportionnel.
- Faiblesses : Ce système favorisait les majorités fragmentées, avec un faible lien direct entre les électeurs et le maire de la ville. Il était critiqué pour sa complexité et pour diluer le pouvoir municipal central.
- Nouveau mode de scrutin (à partir de 2026) :
- Deux scrutins distincts sur le même bulletin : Les électeurs votent simultanément pour deux listes :
- Une liste pour élire les conseillers d’arrondissement (qui élisent le maire d’arrondissement).
- Une liste pour élire les conseillers municipaux (qui élisent le maire de la ville).
- Organisation par secteurs :
- À Paris : Chaque arrondissement est un secteur (20 secteurs).
- À Lyon et Marseille : Les arrondissements sont regroupés en secteurs (9 à Lyon, 8 à Marseille).
- Prime majoritaire renforcée : Dans chaque secteur, la liste arrivée en tête au second tour obtient la moitié des sièges plus un, le reste étant réparti proportionnellement. Les listes doivent être paritaires.
- Élection du maire : Le conseil municipal (composé des conseillers élus par secteurs) élit le maire de la ville.
- Deux scrutins distincts sur le même bulletin : Les électeurs votent simultanément pour deux listes :
Comparaison ancien vs. nouveau :
- Similitudes : Les deux systèmes maintiennent une représentation par arrondissement/sector et une prime majoritaire pour assurer des majorités stables. La parité est obligatoire dans les deux cas.
- Différences clés :
- Directivité : L’ancien mode était indirect (élection via arrondissements seulement), ce qui diluait le vote municipal. Le nouveau introduit un vote direct pour les conseillers municipaux, renforçant la légitimité du maire de la ville.
- Simplicité et transparence : L’ancien était complexe (un seul scrutin pour tout), avec des risques de distorsion (un parti pouvait dominer les arrondissements sans majorité municipale). Le nouveau clarifie les rôles (arrondissement vs. ville) et réduit les incohérences, mais ajoute un double vote sur le bulletin, ce qui pourrait confus certains électeurs.
- Impact politique : L’ancien favorisait les alliances locales par arrondissement ; le nouveau, avec des secteurs plus grands, avantage les partis structurés nationalement et pourrait réduire la fragmentation. À Paris, cela pourrait renforcer le maire central (comme Anne Hidalgo en 2020).
- Avantages du nouveau : Plus démocratique (vote direct pour le municipal), meilleure représentation des minorités grâce à la proportionnelle ajustée.
- Critiques : Le nouveau est accusé de centraliser le pouvoir au détriment des arrondissements, et d’être une réforme « politique » pour favoriser certains partis (comme Renaissance ou le PS).
- Différences clés :
En résumé :
Ces élections 2026 marquent une évolution significative vers plus de parité et de directivité, particulièrement pour les petites communes et les PLM. Pour voter, assurez-vous d’être inscrit sur les listes électorales d’ici le 31 décembre 2025 (ou en ligne jusqu’en février 2026). Si vous avez besoin de plus de détails, n’hésitez pas !-


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