La primaire du parti socialiste

La primaire du parti socialiste

Cinq candidats participeront à la primaire du parti socialiste pour la présidentielle

 Mercredi 16 septembre 2026

Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal seront départagés les 9-10 et 16-17 octobre.

Olivier Faure
Raphaël Glucksmann
Jérôme Guedj
Emmanuel Maurel
Ségolène Royal

Les chances :

Deux choses à ne pas confondre. La primaire (9-10 et 16-17 octobre) désigne le candidat social-démocrate. L’élection présidentielle cette semaine mesurerait chacun seul face à Le Pen, Mélenchon, Philippe, etc. Les sondages de mi-septembre 2026 parlent surtout de la seconde.

Aucun des cinq n’irait au second tour si l’on votait maintenant. Le plafond de leur famille politique, c’est aujourd’hui Glucksmann, autour de 9 à 13,5 %. Le Pen est à 33-36 %, Mélenchon à 15-17 %, Philippe à 14-18 %.

Si la présidentielle avait lieu cette semaine

Ordre de grandeur des intentions de vote au 1er tour (agrégation Ipsos/Harris/OpinionWay, début-mi septembre 2026) :

CandidatScore testéChance d’un 2nd tourLecture
Raphaël Glucksmann9 à 13,5 % (souvent 11-12 %)Quasi nulleSeul de la primaire à peser vraiment. Devant Faure, loin derrière Mélenchon et Philippe.
Olivier Faure4,5 à 5,5 %NulleTesté clairement en dessous du seuil de visibilité présidentielle.
Ségolène Royalenviron 3 % quand elle est testéeNulleNotoriété ancienne, plus de dynamique 2027.
Jérôme Guedjnon testé de façon fiableNulleAncrage local / parlementaire, pas de courbe nationale.
Emmanuel Maurelnon testé / < 2 % probableNullePetite formation (GRS), électorat à gauche de la primaire.

Second tour : Glucksmann est parfois testé contre Le Pen, autour de 43-44 % contre elle. C’est mieux que Mélenchon, moins bien que Philippe. Cela reste une défaite nette dans les enquêtes actuelles.

Chances dans la primaire d’octobre

Là, le rapport de force n’est pas celui des sondages grand public. Votent les adhérents PS, Place publique, GRS, et les nouveaux cotisants à 15 €.

Raphaël Glucksmann — favori, pas assuré
Atouts : meilleur score présidentiel de la famille, européennes 2024 (~14 %), Place publique votera pour lui, une partie du PS anti-Faure aussi.
Faiblesse : primaire plus « militante PS » que « opinion ». S’il gagne, il part à ~10-13 % en présidentielle, pas au second tour tout de suite.

Olivier Faure — outsider sérieux dans l’urne interne
Atouts : appareil, fédérations, fichiers, premier secrétaire. Dans une primaire d’adhérents, cela compte plus que 5 % dans un sondage.
Faiblesse : très bas dans l’opinion. S’il gagne la primaire, le ticket socialiste partirait plus bas que Glucksmann (autour de 5 %), avec un risque Hidalgo 2022 en tête.

Ségolène Royal — outsider médiatique
Atouts : nom, 2007, capacité à capter un vote « nostalgie / anti-appareil ».
Faiblesse : 3 % dans les tests, peu de troupes jeunes. Peut faire un score d’honneur, pas une majorité interne.

Jérôme Guedj — candidat de témoignage / 2e tour interne possible
Utile comme recours si Faure et Glucksmann s’épuisent. Pas de dynamique nationale.

Emmanuel Maurel — gauche de la primaire
Il tire vers le souverainisme de gauche et un discours plus dur sur l’UE. Son plafond est celui d’un petit parti. Il peut peser au 1er tour de la primaire, rarement la gagner.

Ordre de vraisemblance pour gagner la primaire aujourd’hui :

  1. Glucksmann
  2. Faure
  3. Royal (loin)
  4. Guedj / Maurel

Ce que « cette semaine » changerait

Si l’élection présidentielle se tenait cette semaine même le vainqueur de la primaire n’aurait aucune chance réaliste d’être au second tour dimanche prochain, sauf effondrement simultané de Mélenchon et du bloc central. Le match 2027, dans les sondages de septembre 2026, se joue entre Le Pen, Mélenchon et Philippe (parfois Attal si Philippe n’y va pas).

La seule question utile pour ces cinq-là n’est donc pas « qui gagne l’Élysée cette semaine », c’est :

  • qui sort de la primaire avec assez d’unité pour viser 10-15 % en avril 2027 ;
  • et si ce score peut, plus tard, peser sur un second tour si Mélenchon recule ou si le centre se divise.

En l’état, seul Glucksmann a un plancher national. Les quatre autres jouent d’abord la primaire, pas l’élection de cette semaine.

A lire aussi:

Marine le Pen
35%
Edouard Philippe
18%
Jean Luc Mélanchon (IFOP)
14.5%

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