La biographie de François Asselineau

La biographie de François Asselineau

Biographie détaillée de François Asselineau (1957 - septembre 2025)

  François Asselineau, homme politique français et président de l’Union populaire républicaine (UPR) depuis sa fondation en 2007, est une figure connue pour son opposition radicale à l’Union européenne, à l’euro et à l’OTAN. Voici une biographie chronologique détaillée, basée sur des informations publiques disponibles jusqu’au 6 septembre 2025.

Enfance et origines familiales (1957-1975)

François Asselineau naît le 14 septembre 1957 à Paris, dans une famille de la bourgeoisie catholique et traditionaliste. Ses parents, Pierre Asselineau, ingénieur des Ponts et Chaussées, et Marie-Louise Legrand, issue d’une lignée d’industriels normands, lui transmettent des valeurs patriotiques et une sensibilité à l’héritage français. Il grandit dans un environnement intellectuel marqué par le gaullisme, influencé par son grand-père maternel, un officier de la Résistance. Passionné d’histoire et de géopolitique dès son jeune âge, il développe une curiosité pour les relations internationales, notamment l’Asie, où il séjournera plus tard.

Asselineau effectue ses études primaires et secondaires dans des établissements privés parisiens, notamment au lycée Louis-le-Grand, où il obtient son baccalauréat avec mention en 1975. Ses premières lectures, incluant des auteurs comme Charles de Gaulle et des penseurs souverainistes, forgent son rejet des institutions supranationales.

Formation académique et débuts professionnels (1975-1985)

Après son baccalauréat, Asselineau intègre l’École des hautes études commerciales (HEC) à Jouy-en-Josas, qu’il termine en 1980. Il y développe des compétences en économie et en gestion, tout en poursuivant des études autodidactes en géopolitique. En 1982, après son service militaire, il réussit le concours d’entrée à l’École nationale d’administration (ENA), dans la promotion Léonard-de-Vinci (1982-1985). Sorti deuxième de sa promotion, il choisit l’Inspection générale des finances (IGF), un corps prestigieux où il débute sa carrière en 1985, analysant les finances publiques et internationales.

Carrière de haut fonctionnaire et premiers engagements politiques (1985-2007)

De 1985 à 1993, Asselineau travaille à l’IGF, participant à des missions sur la politique économique et la fraude fiscale. En 1993, il devient conseiller pour les affaires internationales au cabinet de Gérard Longuet, ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur dans le gouvernement Balladur. En 1995, il est directeur de cabinet de Françoise de Panafieu, ministre du Tourisme, puis chargé de mission au cabinet d’Hervé de Charette, ministre des Affaires étrangères, où il gère les dossiers asiatiques et latino-américains.

En 1999, il s’engage politiquement en rejoignant le Rassemblement pour la France (RPF) de Charles Pasqua et Philippe de Villiers, opposé au traité d’Amsterdam. Il devient membre du bureau national, directeur des études et porte-parole, militant pour une souveraineté nationale. De 2000 à 2004, il est directeur chargé des affaires économiques et internationales, puis directeur de cabinet de Pasqua au conseil général des Hauts-de-Seine. En 2004, nommé délégué général à l’intelligence économique par Nicolas Sarkozy au ministère de l’Économie, il est écarté en 2006, son poste étant supprimé après des analyses jugées trop critiques.

Parallèlement, il est élu conseiller de Paris (19e arrondissement) de 2001 à 2008 sur la liste de Jean Tiberi, renforçant son expérience politique locale. Polyglotte (notamment japonais, appris lors de séjours au Japon), il voyage dans plus de 85 pays, nourrissant sa vision géopolitique.

Fondation de l’UPR et carrière politique (2007-2025)

Le 25 mars 2007, à l’occasion du 50e anniversaire du traité de Rome, Asselineau fonde l’Union populaire républicaine (UPR), un parti souverainiste prônant la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN via l’article 50 du TUE. Sans relais médiatique initial, il se fait connaître via YouTube, où ses conférences (souvent de plusieurs heures) totalisent des millions de vues, notamment en 2017 (11,4 millions). L’UPR, qu’il préside depuis, revendique en 2025 environ 25 000 adhérents, avec une base militante active sur Internet.

-Élections présidentielles : Il tente une candidature en 2012 mais ne réunit que 17 parrainages. En 2017, il obtient 587 parrainages et récolte 0,92 % des voix (332 547 votes). En 2022, il échoue à réunir les 500 parrainages nécessaires.
-Élections européennes et locales : L’UPR présente des listes aux européennes (0,56 % en 2014, 1,17 % en 2019) et municipales (21 listes en 2020), sans succès notable, mais gagne en visibilité via le cybermilitantisme.
-Controverses : Accusé de harcèlement sexuel en 2020 par deux anciens collaborateurs (non-lieu en 2022 après appel), il reste président après un congrès en 2020 (74,3 % des voix). Ses thèses « complotistes » (ex. : Robert Schuman agent de la CIA) sont critiquées, mais il les défend comme analyses historiques.

Vie personnelle et style politique

Marié et père de deux enfants, Asselineau vit modestement malgré son passé de haut fonctionnaire. Passionné de culture japonaise, il parle couramment la langue. Son style politique, centré sur des discours longs et documentés, le positionne comme un « candidat YouTubeur », accusant les médias de censure. Positionné hors clivage droite-gauche, il est souvent qualifié de gaulliste ou d’extrême droite par ses détracteurs.

Situation en septembre 2025

À 68 ans, Asselineau reste à la tête de l’UPR, préparant les municipales de 2026 et les législatives anticipées. Malgré une influence limitée (1-2 % des intentions de vote), son parti persiste dans sa lutte souverainiste, avec des débats internes sur sa stratégie face à la montée d’autres figures comme Philippot ou Dupont-Aignan.

Fichier sonore :Biographie détaillée de François Asselineau

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