Le bilan d’Emmanuel Macron depuis 2017

Le bilan d’Emmanuel Macron depuis 2017
Macron-2017

Bilan détaillé de l’action d’Emmanuel Macron (2017 - 3 août 2025)

Voici un bilan détaillé de l’action d’Emmanuel Macron de 2017 au 3 août 2025, incluant ses réussites et ses échecs, ainsi qu’une analyse de son bilan économique, de l’importance de la dette, de l’augmentation du nombre de fonctionnaires, de la gestion des comptes publics et de la paupérisation des Français. Ce bilan est basé sur les principaux axes de son programme et les événements marquants de son mandat.


Réussites

  1. Réforme du marché du travail
    Dès 2017, Emmanuel Macron a lancé une réforme ambitieuse du code du travail par ordonnances. Cette mesure a simplifié les règles d’embauche et de licenciement, notamment en limitant les indemnités pour licenciement abusif et en favorisant les négociations au niveau des entreprises. En 2025, cette réforme porte ses fruits : le taux de chômage en France est tombé sous la barre des 7 %, un niveau historiquement bas, témoignant d’une dynamisation du marché de l’emploi.

  2. Transformation fiscale
    La suppression de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) en 2018, remplacé par l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), et la baisse de l’impôt sur les sociétés de 33 % à 25 % ont été des mesures clés pour stimuler l’investissement. Ces réformes ont contribué à une croissance économique notable, avec une augmentation du PIB de 2,5 % en 2024, renforçant l’attractivité de la France pour les investisseurs.

  3. Investissements dans l’innovation
    Les efforts pour développer l’éducation, la recherche et les technologies vertes ont positionné la France comme un leader européen dans les start-ups technologiques. En 2024, les levées de fonds dans ce secteur ont augmenté de 30 %, grâce à des initiatives comme la French Tech et des programmes de recherche sur les énergies renouvelables. Ces succès ont consolidé la compétitivité française sur la scène internationale.

  4. Gestion de la crise sanitaire
    Face à la pandémie de COVID-19, le gouvernement a mis en œuvre une campagne de vaccination rapide et un plan de relance de 100 milliards d’euros. Ces mesures ont permis de soutenir les entreprises et de préserver l’emploi. En 2025, l’économie française a retrouvé son niveau d’avant-crise, affichant une résilience remarquable face aux chocs économiques.

  5. Leadership européen
    Emmanuel Macron a renforcé la position de la France au sein de l’Union européenne en plaidant pour une intégration accrue. Il a contribué à la création d’un budget commun pour la zone euro et au renforcement de la défense européenne. Son rôle dans les négociations du plan de relance européen post-COVID-19 a également permis à la France de sécuriser des financements importants pour ses priorités.


Échecs

  1. Réforme des retraites
    La tentative de réforme des retraites, visant à unifier les 42 régimes existants en un système à points, a été un fiasco. Lancée en 2019, elle a provoqué des grèves massives et des manifestations, avant d’être suspendue en 2020 en raison de la pandémie. En 2025, aucune réforme n’a été finalisée, laissant le système de retraites fragmenté et les tensions sociales intactes.

  2. Crise des Gilets Jaunes
    La crise des Gilets Jaunes, débutée en 2018, a révélé un fossé entre le gouvernement et une partie de la population. La réponse initiale, marquée par un manque d’écoute et une répression des manifestations, a été critiquée. Malgré des concessions comme l’augmentation du SMIC et la défiscalisation des heures supplémentaires, les fractures sociales persistent en 2025, alimentant un sentiment d’injustice.

  3. Transition écologique
    Bien que prometteuse, la politique écologique de Macron n’a pas tenu ses engagements. La taxe carbone, destinée à financer la transition verte, a été abandonnée sous la pression des Gilets Jaunes. Les investissements dans les énergies renouvelables, bien qu’importants, n’ont pas suffi à atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 de l’Accord de Paris. En 2025, la France est en retard sur ses ambitions climatiques.

  4. Réforme de la fonction publique
    Macron avait promis de réduire le nombre de fonctionnaires de 120 000 postes sur cinq ans. Cependant, la crise sanitaire et les besoins accrus en santé, éducation et sécurité ont conduit à une légère augmentation des effectifs publics d’ici 2025. Cet échec contredit les objectifs initiaux de rationalisation de la fonction publique.

  5. Immigration
    La politique migratoire a manqué de cohérence et d’efficacité. Si les expulsions des demandeurs d’asile déboutés ont augmenté, les efforts d’intégration (formations linguistiques, accès à l’emploi) restent insuffisants. En 2025, l’immigration demeure un sujet clivant, critiqué à la fois pour son manque d’humanité et pour son incapacité à gérer les flux migratoires.


Bilan économique détaillé

Le bilan économique d’Emmanuel Macron est marqué par des succès et des critiques. D’un côté, ses réformes libérales ont dynamisé le marché de l’emploi et stimulé l’investissement. Le taux de chômage a baissé à moins de 7 %, et la croissance économique a été soutenue, avec une hausse du PIB de 2,5 % en 2024, notamment après la crise sanitaire. Cependant, ces réformes ont été critiquées pour avoir accentué les inégalités. La suppression de l’ISF et la baisse de l’impôt sur les sociétés ont été perçues comme favorisant les plus riches, tandis que les classes moyennes et populaires ont ressenti une pression fiscale accrue. En 2025, l’économie française est plus compétitive, mais les inégalités sociales restent un défi majeur.


Importance de la dette

La dette publique a connu une augmentation significative sous le mandat de Macron, passant de 98 % du PIB en 2017 à plus de 120 % en 2025. Cette hausse est en grande partie due à la crise sanitaire, qui a nécessité des dépenses massives pour soutenir l’économie (plan de relance de 100 milliards d’euros). Si ces mesures ont permis de préserver l’emploi et de relancer l’économie, elles ont aussi alourdi la dette, posant des questions sur la soutenabilité des finances publiques à long terme. En 2025, la France doit encore trouver un équilibre entre la réduction de la dette et le financement de ses priorités sociales et écologiques.


Augmentation du nombre de fonctionnaires

Initialement, Macron avait promis de réduire le nombre de fonctionnaires de 120 000 postes sur cinq ans. Cependant, la crise sanitaire et les besoins accrus en santé, éducation et sécurité ont conduit à une légère augmentation des effectifs publics d’ici 2025. Les embauches dans les secteurs prioritaires comme les hôpitaux et les écoles ont été nécessaires pour répondre aux urgences, mais cela a contredit les objectifs initiaux de rationalisation de la fonction publique. Cette situation illustre les tensions entre les promesses de campagne et les réalités du terrain.


Gestion des comptes publics

La gestion des comptes publics a été un point de friction tout au long du mandat de Macron. Avant la pandémie, le gouvernement avait commencé à réduire les dépenses publiques, mais la crise sanitaire a forcé une augmentation massive des dépenses pour soutenir l’économie. En 2025, les efforts de rationalisation sont toujours en cours, mais les pressions sociales et les besoins en investissements publics (santé, éducation, transition écologique) compliquent la tâche. La gestion des comptes publics est critiquée pour son manque de rigueur, avec un déficit qui reste élevé malgré la reprise économique.


Paupérisation des Français

La question de la paupérisation a été un sujet sensible sous le mandat de Macron. D’un côté, des mesures comme l’augmentation du SMIC, la défiscalisation des heures supplémentaires et la prime d’activité ont été mises en place pour soutenir le pouvoir d’achat des plus modestes. Cependant, ces initiatives ont été jugées insuffisantes face à l’inflation et aux inégalités croissantes. En 2025, les fractures sociales persistent, avec une partie de la population qui se sent toujours exclue des bénéfices de la croissance économique. Les critiques pointent du doigt une politique trop favorable aux élites et un manque de redistribution.


Bilan général

Au 3 août 2025, le bilan d’Emmanuel Macron est contrasté. Ses réformes économiques ont dynamisé l’emploi et la croissance, tandis que son leadership européen a renforcé le rôle de la France sur la scène internationale. Cependant, ses échecs sur les retraites, la transition écologique et la gestion des crises sociales ont creusé les divisions dans la société française. La dette publique, l’augmentation du nombre de fonctionnaires et la gestion des comptes publics restent des défis majeurs. Son image de président technocratique, souvent perçu comme éloigné des préoccupations populaires, continue de peser sur son héritage. Les élections de 2027 seront déterminantes pour évaluer l’impact durable de son mandat.

Bilan économique et financier sous Emmanuel Macron

 Bilan économique détaillé

Le bilan économique d’Emmanuel Macron présente des aspects positifs, mais aussi des failles criantes. Ses réformes libérales ont permis une baisse du chômage à moins de 7 % et une croissance du PIB de 2,5 % en 2024, après la crise sanitaire. Cependant, ces mesures, comme la suppression de l’ISF et la baisse de l’impôt sur les sociétés, ont largement bénéficié aux plus riches, creusant les inégalités. Les classes moyennes et populaires, elles, subissent une pression fiscale persistante. En 2025, l’économie française gagne en compétitivité, mais au prix d’une fracture sociale qui s’aggrave.

Une dette publique hors de contrôle

Sous Macron, la dette publique a explosé, passant de 98 % du PIB en 2017 à plus de 120 % en 2025, soit une hausse totale de 1 000 milliards d’euros. La crise du COVID-19, avec un coût de 117 milliards d’euros, n’explique qu’une petite partie de cette dérive. Hors crise sanitaire, la dette a augmenté de 883 milliards d’euros, soit une moyenne de 126 milliards par an depuis 2017. À cela s’ajoute une dette hors bilan colossale, incluant des engagements non comptabilisés comme les retraites des fonctionnaires, qui alourdit encore le fardeau financier. Cette trajectoire compromet gravement la soutenabilité des finances publiques, laissant la France dans une position vulnérable face aux besoins sociaux et écologiques.

Augmentation du nombre de fonctionnaires

Macron avait promis une réduction de 120 000 postes de fonctionnaires, mais la réalité est tout autre. En 2025, les effectifs publics ont légèrement augmenté, notamment dans la santé, l’éducation et la sécurité, en réponse aux crises et aux besoins urgents. Si ces embauches étaient justifiées, elles traduisent un abandon des objectifs de rationalisation, révélant une incapacité à tenir les engagements initiaux.

Gestion désastreuse des comptes publics

La gestion des finances publiques sous Macron est un échec retentissant. Avant la pandémie, les dépenses publiques étaient timidement réduites, mais la crise a servi de prétexte à un dérapage massif. En 2025, malgré la reprise économique, le déficit reste élevé et les efforts de rationalisation sont insuffisants face aux besoins en santé, éducation et transition écologique. Hors crise sanitaire, la hausse de la dette témoigne d’une gestion laxiste, marquée par des dépenses incontrôlées et un manque de réformes structurelles. Cette absence de rigueur met en péril l’avenir financier du pays.

Paupérisation persistante

Malgré des mesures comme l’augmentation du SMIC ou la défiscalisation des heures supplémentaires, le pouvoir d’achat des Français modestes stagne face à l’inflation galopante. Les inégalités s’accentuent, et une large part de la population se sent laissée pour compte, tandis que les politiques semblent privilégier les élites. En 2025, la paupérisation reste un problème criant, loin d’être résolu.

Conclusion

En ce 3 août 2025, le bilan de Macron est terni par une gestion désastreuse des finances publiques. Si ses réformes ont stimulé l’emploi et la croissance, l’explosion de la dette de 1 000 milliards d’euros, dont 883 milliards hors COVID-19, et la dette hors bilan colossale révèlent une irresponsabilité financière majeure. Ajoutée aux échecs sur les retraites, la transition écologique et la cohésion sociale, cette gestion laxiste assombrit son héritage. Les élections de 2027 jugeront si les Français pardonnent cette dérive.

Bilan de l’immigration sous la présidence d’Emmanuel Macron

Voici une analyse détaillée du bilan de l’immigration sous la présidence d’Emmanuel Macron, depuis son arrivée au pouvoir en 2017 jusqu’à aujourd’hui, en 2025. Ce bilan examine les politiques mises en œuvre, leurs résultats concrets, ainsi que les critiques qu’elles ont suscitées.


Contexte général

L’immigration est un sujet majeur et sensible en France depuis des décennies. Lorsqu’Emmanuel Macron est élu en 2017, il promet une approche « équilibrée », mêlant fermeté dans la gestion des flux migratoires et humanité dans l’accueil des migrants. Cependant, entre crises migratoires, tensions sociales et débats politiques, son bilan reste complexe et controversé.


Politiques mises en œuvre

1. Contrôle des flux migratoires

Macron a introduit des mesures visant à mieux gérer les entrées et sorties de migrants :

  • Loi Asile et Immigration (2018) : Cette loi a raccourci les délais de traitement des demandes d’asile, durci les conditions d’obtention et facilité les expulsions des migrants en situation irrégulière.
  • Renforcement des frontières : La France a soutenu des initiatives européennes, comme le renforcement de Frontex (l’agence européenne de garde-frontières), et a plaidé pour une meilleure répartition des demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne (UE).

2. Intégration des immigrés

L’intégration a été un axe clé de la politique de Macron :

  • Langue et formation : Le gouvernement a doublé les heures de cours de français pour les nouveaux arrivants et développé des programmes de formation professionnelle.
  • Accès à l’emploi : Des efforts ont été faits pour insérer les migrants dans des secteurs en demande, comme la construction ou l’hôtellerie.

3. Coopération internationale

Macron a cherché à collaborer avec ses partenaires européens :

  • Création d’une agence européenne de l’asile et renforcement des frontières extérieures de l’UE.
  • Cependant, les désaccords entre pays membres ont limité les avancées.

Résultats et impacts

1. Contrôle des flux migratoires

  • Progrès partiels : Les expulsions de migrants en situation irrégulière ont augmenté, mais les arrivées clandestines persistent, notamment via la Méditerranée ou les frontières terrestres comme Calais.
  • Critiques : Les partis de gauche dénoncent des politiques « inhumaines », tandis que la droite les juge « inefficaces », pointant du doigt une incapacité à stopper les flux à la source.

2. Intégration des immigrés

  • Efforts reconnus : Les programmes de langue et de formation ont aidé certains migrants à s’intégrer, notamment dans des secteurs économiques clés.
  • Limites : Ces initiatives restent insuffisantes face à l’ampleur des besoins. Beaucoup d’immigrés peinent encore à trouver leur place dans la société française, faute de ressources et de suivi à long terme.
  • Impact économique : Si l’immigration contribue à la main-d’œuvre dans des secteurs comme la construction, elle est aussi perçue comme une pression sur les services publics (santé, éducation), alimentant les débats sur la cohésion sociale.

3. Situation humanitaire

  • Conditions préoccupantes : Les camps de migrants, comme à Calais, restent des zones de crise. Les conditions de vie y sont souvent inhumaines, et des ONG ont rapporté des cas de brutalités policières.
  • Réputation ternie : Ces situations ont valu à la France des critiques internationales sur le respect des droits humains.

4. Coopération européenne

  • Échec relatif : Les efforts pour réformer le système d’asile européen ont été freinés par des divisions entre États membres. La France a souvent dû gérer seule une partie importante des flux migratoires.

Bilan général

Le bilan de l’immigration sous Emmanuel Macron est mitigé :

  • Points positifs :
    • Une gestion plus stricte des flux migratoires a été mise en place, avec une augmentation des expulsions.
    • Des efforts d’intégration (langue, formation, emploi) ont porté leurs fruits pour certains migrants.
    • Une volonté de coopération européenne a été affichée, même si les résultats concrets sont limités.
  • Échecs et défis :
    • Les politiques n’ont pas réussi à endiguer les arrivées clandestines ni à traiter les causes profondes de l’immigration (conflits, inégalités mondiales).
    • Les conditions dans les camps de migrants et les critiques sur les droits humains ont entaché l’image du gouvernement.
    • L’intégration reste un défi majeur, avec des moyens jugés insuffisants par beaucoup.

Perspectives

En 2025, l’immigration demeure un enjeu crucial pour la France. Le gouvernement de Macron doit encore trouver un équilibre entre :

  • Le respect des valeurs humanitaires et des droits des migrants.
  • Une gestion efficace des flux pour répondre aux préoccupations sécuritaires et sociales.

Ce sujet influencera fortement les prochaines élections, où les Français jugeront si les politiques de Macron ont été à la hauteur des promesses de 2017. Pour l’instant, son bilan oscille entre des avancées concrètes et des critiques persistantes sur l’efficacité et l’humanité de ses mesures.

L'immigration avec Emmanuel Macron :

blog.insee.fr/s-y-retrou...

Voici un graphique illustrant l’évolution du nombre d’entrées d’immigrés en France chaque année depuis 2017, issu des données de l’Insee, complété par l’évolution du stock total d’immigrés :


📈 1. Entrées annuelles d’immigrés (d’au moins un an de séjour)

AnnéeEntrées estimées (en milliers)
2017291
2018306
2019307
2020246 (baisse liée au Covid)
2021283
2022375 (pic post‑pandémie et crise Ukraine)
2023347
(insee.fr, Blog de l\’Insee) 
  • Hausse régulière jusqu’à 2019, suivie d’une chute en 2020, puis d’un rebond marqué en 2022 avant un léger recul en 2023.


2. Population immigrée totale

AnnéeImmigrés en France (en milliers)Part de la population totale
20176 4499,7 %
20186 5799,8 %
20196 73410,0 %
20206 84710,2 %
20216 93210,2 %
20227 015 (p)10,3 % (p)
20237 282 (p)10,7 % (p)
(insee.fr, lemonde.fr)  
  • Une progression régulière du stock total d’immigrés, en passant de 9,7 % à 10,7 % de la population entre 2017 et 2023.


🧭 Analyse générale

  • En entrée annuelle, la France a enregistré un ralentissement marqué en 2020 en lien avec la crise sanitaire, puis un rebond fort en 2022 (375 000 entrées), avant un léger recul en 2023.

  • Globalement, la population immigrée totale continue de croître, atteignant en 2023 environ 7,28 millions d’individus, soit plus de 10 % de la population française, contre 6,45 millions (9,7 %) en 2017.

  • Sur la période 2017–2023, l’immigration en France montre un retour à une trajectoire ascendante, malgré des fluctuations annuelles liées à des crises internes ou internationales.


 

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