Les candidats en bref

Les candidats en bref

Résumé de positions politiques de chaque candidat

Christine Lagarde (pas candidate déclarée)

Elle a écarté plusieurs fois une candidature en 2027 (« ce ne serait pas du tout une bonne idée »), tout en voulant défendre une « voix européenne ».
Immigration : Les travailleurs étrangers ont contribué à la moitié de la croissance de la zone euro ces dernières années ; sans eux, le PIB allemand serait environ 6 % plus bas.
Énergie : Pas de programme national. Elle souligne l’importance de la transition énergétique pour la stabilité économique européenne.
Économie : Elle alerte sur la dette française proche de 120 % du PIB et appelle à une trajectoire crédible de maîtrise des déficits et à des réformes pour restaurer la confiance.
Priorités économiques et sociales : Maîtrise de la dette et des déficits publics, réformes structurelles pour restaurer la compétitivité et la confiance des investisseurs, stabilité monétaire européenne.
Diplomatie et international : Elle défend une Europe forte et unie. Elle reste dans le cadre des institutions européennes et n’a pas de position nationale tranchée sur l’Ukraine ou la Russie, au-delà du soutien général à la stabilité européenne.
Pouvoir d’achat et salaires : Pas de programme national. Elle insiste sur la stabilité des prix et la maîtrise de l’inflation comme condition du pouvoir d’achat, sans propositions spécifiques sur le SMIC ou les salaires.

Marine Le Pen (RN)

Elle promet 140 milliards d’euros d’économies, un déficit sous 3 % et un référendum sur la priorité nationale.
Immigration : Préférence nationale dans la Constitution, suppression du droit du sol, réduction forte de l’immigration légale et référendum dans les six mois.
Énergie : Développement massif du nucléaire (y compris 4e génération), baisse de la TVA sur l’électricité/gaz/fioul, arrêt des nouveaux éoliens terrestres.
Économie : Elle propose un plan d’économies massif (autour de 125-140 Md€), une baisse de la TVA sur l’énergie et les carburants, et une priorité au pouvoir d’achat des ménages via la réduction des charges et des dépenses de l’État.
Priorités économiques et sociales : Pouvoir d’achat des travailleurs (baisse TVA énergie, baisse des charges), priorité nationale dans les aides et l’emploi, réduction du train de vie de l’État, protection des bas et moyens salaires.
Diplomatie et international : Elle a abandonné le Frexit mais veut réduire fortement la contribution française au budget de l’UE et renégocier les règles. Sur l’Ukraine, elle se montre prudente ou neutre sur l’aide militaire et critique l’alignement systématique sur les États-Unis. Elle privilégie une Europe des nations et des relations bilatérales.
Pouvoir d’achat et salaires : Priorité au pouvoir d’achat via la baisse de la TVA sur l’énergie, le gaz et le fioul, et des mesures de réduction des charges. Elle veut protéger les bas et moyens salaires sans hausse forcée du SMIC, en misant sur la baisse des prix de l’énergie et la priorité nationale.

Jean-Luc Mélenchon (LFI)

Il veut abroger la réforme des retraites, porter le SMIC à 1 700 € net et convoquer une Constituante.
Immigration : Régularisation des travailleurs sans-papiers, maintien de l’AME et du regroupement familial, refus de la priorité nationale.
Énergie : Sortie progressive du nucléaire, objectif de 100 % renouvelables à long terme, renationalisation d’EDF/Engie et forte sobriété.
Économie : Il prône une forte hausse des salaires (SMIC à 1 700 €), le rétablissement d’un ISF renforcé, l’investissement public massif et une approche keynésienne face à la dette (y compris l’idée d’annulation partielle).
Priorités économiques et sociales : Hausse des salaires et du SMIC, retour progressif de la retraite à 60-62 ans, rétablissement de l’ISF, investissement public massif (santé, éducation, transition), protection sociale renforcée.
Diplomatie et international : Il veut sortir du commandement intégré de l’OTAN, utiliser le veto français contre les accords de libre-échange et les élargissements sans harmonisation sociale. Il est critique de l’aide militaire à l’Ukraine et prône une diplomatie de non-alignement et de paix négociée.
Pouvoir d’achat et salaires : Hausse immédiate et forte du SMIC (1 700 € net), indexation sur l’inflation, et pression sur les entreprises pour augmenter les salaires. Il considère la hausse des salaires comme un levier contre la récession.

Édouard Philippe (Horizons)

Il propose une règle d’or budgétaire dans la Constitution et de nouveaux EPR.
Immigration : Diviser par deux l’immigration légale, moratoire sur le regroupement familial pendant le quinquennat et accélération des expulsions.
Énergie : Nucléaire comme pilier (huit EPR supplémentaires) + développement des renouvelables.
Économie : Il veut une forte réduction des déficits (objectif de 2 % du PIB), une règle d’or constitutionnelle, des baisses ciblées d’impôts de production et une réforme de l’assurance chômage.
Priorités économiques et sociales : Réduction du déficit et de la dette (règle d’or), compétitivité des entreprises (baisse impôts de production), réforme de l’assurance chômage et valorisation du travail, maintien d’une protection sociale ciblée.
Diplomatie et international : Il défend une Europe renforcée et compétitive face à la Chine et aux États-Unis. Il soutient l’aide à l’Ukraine et un ancrage atlantique ferme, tout en voulant protéger le marché européen.
Pouvoir d’achat et salaires : Valorisation du travail via des heures supplémentaires défiscalisées et des baisses ciblées de charges. Pas de hausse forcée du SMIC ; priorité à la compétitivité des entreprises pour générer des hausses de salaires par la croissance.

Raphaël Glucksmann (Place publique)

Il se présente comme le candidat qui défend le travail plutôt que la rente et veut relocaliser l’industrie.
Immigration : Politique d’accueil « humaine » et intégration par l’emploi/éducation ; favorable à certaines régularisations.
Énergie : Développement simultané du nucléaire (maintien + nouveaux EPR) et des renouvelables.
Économie : Il mise sur la réindustrialisation, la taxation des superprofits et des grandes fortunes, et des investissements dans la transition, tout en visant une réduction progressive et crédible du déficit.
Priorités économiques et sociales : Réindustrialisation et relocalisation, taxation des superprofits et du capital, investissements dans la transition et les services publics, protection des travailleurs face à la rente.
Diplomatie et international : Il est le plus europhile et le principal soutien de gauche à l’Ukraine. Il veut un fonds européen de défense, une Europe de la défense crédible et une confrontation avec la Russie. Il critique les positions jugées « munichoises » de LFI.
Pouvoir d’achat et salaires : Hausse progressive du SMIC et des bas salaires, baisse de la CSG sur les salaires, et mesures pour que les gains de productivité profitent davantage aux travailleurs qu’à la rente. Il veut relocaliser pour créer des emplois mieux rémunérés.

Bruno Retailleau (LR)

Il insiste sur l’autorité et la maîtrise des flux.
Immigration : Suppression du droit du sol, plafonnement des entrées, restriction forte du regroupement familial et aides conditionnées.
Énergie : Nucléaire comme pilier, ralentissement ou arrêt des nouvelles éoliennes.
Économie : Il propose un choc fiscal (baisse des impôts de production d’environ 40 Md€), la fin des 35 heures, le maintien de la retraite à 64 ans et de fortes économies sur les dépenses publiques.
Priorités économiques et sociales : Baisse des impôts de production et du coût du travail, fin des 35 heures, maintien de la retraite à 64 ans, réduction des dépenses sociales jugées excessives, compétitivité des entreprises.
Diplomatie et international : Il est pro-européen mais avec une forte priorité à la souveraineté française. Il soutient l’Ukraine et un alignement atlantique ferme, tout en voulant renationaliser certaines politiques (immigration, énergie).
Pouvoir d’achat et salaires : Baisse du coût du travail (suppression des 35 heures, exonération des heures supplémentaires) et allègements fiscaux pour les ménages. Pas de hausse forcée du SMIC ; priorité à la compétitivité et au pouvoir d’achat via la baisse des charges et des impôts de production.

Gabriel Attal (Renaissance)

Il propose une primaire des démocrates pour éviter un second tour RN-LFI.
Immigration : Quotas d’immigration de travail votés par le Parlement et accélération des éloignements.
Énergie : Construction de 14 nouveaux réacteurs nucléaires et développement des renouvelables.
Économie : Il défend une rigueur budgétaire (déficit sous 3 % puis vers l’équilibre), sans hausse d’impôts sur les ménages, et une réduction de l’écart brut/net via des réformes de l’assurance chômage et des dépenses sociales.
Priorités économiques et sociales : Réduction du déficit sans hausse d’impôts sur les ménages, valorisation du travail (réduction de l’écart brut/net), réforme de l’assurance chômage, maintien d’une économie ouverte et compétitive.
Diplomatie et international : Il reste dans la continuité pro-européenne et atlantiste. Il soutient l’aide à l’Ukraine et une Europe renforcée face aux puissances extérieures.
Pouvoir d’achat et salaires : Réduction de l’écart entre salaire brut et net, valorisation du travail, et mesures pour que les salariés conservent une plus grande part de leur salaire. Pas de hausse forcée du SMIC ; priorité à la croissance et aux réformes pour améliorer le pouvoir d’achat.

Éric Zemmour (Reconquête)

Il a confirmé sa candidature en septembre 2026.
Immigration : « Immigration zéro » non-européenne et « remigration ».
Énergie : Très favorable au nucléaire (jusqu’à 14 EPR) comme pilier absolu.
Économie : Il prône de fortes économies sur les dépenses de l’État, une réduction du nombre de fonctionnaires, une baisse de la contribution à l’UE et un système de retraite mixte (répartition + capitalisation).
Priorités économiques et sociales : Réduction massive des dépenses publiques et du nombre de fonctionnaires, baisse de la contribution européenne, système de retraite mixte, priorité à la souveraineté économique et à la compétitivité.
Diplomatie et international : Il veut réduire fortement les pouvoirs de l’UE et sortir du commandement intégré de l’OTAN. Il est critique de l’aide militaire à l’Ukraine et prône une politique de souveraineté maximale, avec des rapprochements possibles hors du cadre européen.
Pouvoir d’achat et salaires : Défiscalisation des heures supplémentaires et priorité à la baisse des charges pour les entreprises. Pas de hausse forcée du SMIC ; il mise sur la compétitivité et la réduction des dépenses publiques pour améliorer le pouvoir d’achat.

David Lisnard (Nouvelle Énergie)

Il se présente comme libéral de droite.
Immigration : Diviser par huit le nombre de titres de séjour, supprimer l’AME et conditionner les prestations.
Énergie : Nucléaire « abondant et bon marché » en priorité ; opposition aux nouvelles éoliennes.
Économie : Il vise des économies massives (80 Md€ dès la première année, jusqu’à 200-300 Md€ en rythme de croisière), une forte baisse des impôts de production et des cotisations, et une logique libérale de réduction du poids de l’État.
Priorités économiques et sociales : Baisse massive des dépenses publiques et des prélèvements, réduction du coût du travail, libéralisation et décentralisation, capitalisation partielle des retraites, pouvoir d’achat via la baisse des charges et taxes.
Diplomatie et international : Il est pro-européen avec une priorité à la souveraineté et à la compétitivité. Il soutient l’Ukraine et un alignement occidental ferme, tout en voulant protéger les intérêts économiques français.
Pouvoir d’achat et salaires : Forte baisse des cotisations et des impôts de production pour augmenter le salaire net. Il vise des gains de pouvoir d’achat substantiels (plusieurs centaines d’euros par mois selon ses projections) via la réduction des prélèvements plutôt que par une hausse du SMIC.

Jordan Bardella (RN)

Il soutient Marine Le Pen tout en restant très présent.
Immigration : Aligné sur Le Pen — réduction drastique des flux et priorité nationale.
Énergie : Aligné sur Le Pen — fort développement du nucléaire et limitation des éoliennes.
Économie : Aligné sur Le Pen — plan d’économies important, baisse de la TVA sur l’énergie et priorité au pouvoir d’achat des travailleurs.
Priorités économiques et sociales : Pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes, priorité nationale, réduction du train de vie de l’État, protection des travailleurs français.
Diplomatie et international : Aligné sur Le Pen — réduction de la contribution à l’UE, Europe des nations, prudence sur l’aide militaire à l’Ukraine et critique de l’alignement automatique sur les États-Unis.
Pouvoir d’achat et salaires : Aligné sur Le Pen — baisse de la TVA sur l’énergie et les carburants, priorité au pouvoir d’achat des travailleurs français, et mesures de réduction des charges.

Marine Tondelier (Les Écologistes)

Elle défend une écologie populaire.
Immigration : Accueil encadré, maintien du droit d’asile et refus de la priorité nationale.
Énergie : Planification de la sortie du nucléaire et priorité aux renouvelables sous contrôle public.
Économie : Elle place la transition écologique au cœur du projet, propose une hausse du SMIC, une fiscalité plus progressive (y compris climatique) et des investissements verts, en acceptant un cadre budgétaire plus souple pour ces dépenses.
Priorités économiques et sociales : Transition écologique juste, hausse du SMIC et des bas salaires, fiscalité progressive et climatique, investissement dans les services publics et la protection sociale, écologie populaire.
Diplomatie et international : Elle défend une Europe renforcée sur le plan écologique et social. Elle soutient l’Ukraine et une diplomatie fondée sur les droits humains et le climat, tout en voulant réorienter les règles budgétaires européennes pour permettre les investissements verts.
Pouvoir d’achat et salaires : Hausse du SMIC (objectif autour de 2 000 € brut selon les propositions des Écologistes), mesures pour les bas salaires, et une transition écologique qui ne se fasse pas au détriment du pouvoir d’achat des ménages modestes.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

Il défend une ligne souverainiste et gaulliste, avec une sortie de l’Union européenne et un fort accent sur la réindustrialisation.
Immigration : Maîtrise stricte des flux, rétablissement des contrôles aux frontières (sortie de Schengen), priorité à l’intégration par le travail et la langue, et référendum sur l’immigration.
Énergie : Développement massif du nucléaire (y compris génération IV et SMR), sortie du marché européen de l’électricité pour rétablir un prix national, et opposition aux nouvelles éoliennes.
Économie : Économies importantes (autour de 130 Md€ sur le quinquennat), protectionnisme intelligent, priorité à la commande publique française (75 % de « produit en France »), et fonds de relocalisation.
Priorités économiques et sociales : Réindustrialisation et souveraineté économique, baisse des prélèvements pour les ménages et les PME, protection des bas et moyens salaires, et référendums d’initiative citoyenne.
Diplomatie et international : Sortie de l’UE et de l’OTAN intégrée, Europe des nations, arrêt du financement de l’aide militaire à l’Ukraine et recherche d’une paix négociée avec un possible partenariat avec la Russie. Il privilégie les relations bilatérales et la souveraineté maximale.
Pouvoir d’achat et salaires : Hausse des salaires de 8 % jusqu’à 3 SMIC via une baisse des cotisations salariales (sans augmenter le coût du travail pour les entreprises), SMIC net porté à environ 1 600 €, TVA à 0 % sur les produits de première nécessité, et forte baisse du prix du carburant et de l’électricité.

Ces éléments s’appuient sur les positions publiques les plus récentes (2025-2026).

Intentions de vote 2027
Marine Le Pen
36%
Jean-Luc Mélenchon
16%
Raphaël Glucksmann
13%
Sondages oct. 2026

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